Avec le développement des relations virtuelles mais plus encore dans une athmosphère de puritanisme ascendant, le contact physique entre les êtres est de plus en plus banni, voir qualifié de pervers et n’est plus réservé qu’au cadre intime des jeunes couples enamourés.
Cela veut dire que, dans un pays qui compte plus de quarante pourcent de célibataires, ce sont des millions d’hommes et de femmes qui ont bien peu d’occasions de prendre dans leurs bras un être cher.
Si les femmes ont plus de facilités à s’étreindre entre elles, je parle de contacts sans connotations sexuelles, ce n’est guère le cas chez les hommes.
Avec les enfants, c’est encore plus difficile. On se souvient du cas de Woody Allen accusé par sa femme d’atouchements sexuels sur sa fille. Le juge chargé de l'instruction avait estimé la conduite du cinéaste comme « extrêmement inappropriée par attention excessive », sans être sexuelle. Doit-on comprendre que prendre un enfant dans ses bras est un abus ?
De plus en plus de scientifiques s’alarment des conséquences sanitaires de la disparition des câlins.
Selon Virginia Satir, psychothérapeute américaine, on a besoin de «quatre câlins par jour pour survivre, huit pour se maintenir et douze pour se développer et s’épanouir.»
Des câlins, qui n’ont rien de sexuel, favorisent une diminution du stress et des liens sociaux améliorés, agissent comme un antidépresseur naturel et améliorent l’immunité, en libérant de la sérotonine et de la dopamine et abaissant l’hormone du stress, le cortisol.
Une nouvelle discipline, la calinothérapie, a fait son apparition dans le but d’améliorer l’état de santé et de stress des patients en pratiquant des câlins. « Prendre dans ses bras une personne plusieurs secondes, que l’on connaît ou non, aurait des effets très positifs sur notre santé. »
Alors, à vous qui me lisez, femmes, hommes, adultes et enfants, je vous fais un gros câlin.
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