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Transposition et improvisations

Sur les partitions, les instruments transpositeurs, cor anglais, clarinettes, cors en fa... sont écrits en do. En effet, le programme ne sait transposer qu’en créant une armature à la clé, ce qui, dans un cadre modal n’aurait aucun sens et multiplierait le nombre des bécarres tout au long de la partition.
A moins de créer des armatures spécifiques avec, par exemple, un la et un ré bémol...
Le plus simple a donc été d’écrire en do, ce qui me permettait de procéder à la création de la partition sonorisée. Mais il faudra, pour les parties des instruments transpositeurs, par exemple, une clarinette en si bémol, faire une transposition d’un ton.
L’écriture sur une partition numérique est faite pour avoir un rendu sonore le plus limpide possible. Les «superpositions» sonore, je n’aime pas parler d’accords dans un cadre modal, sont difficiles pour des oreilles qui ne sont pas habituées. J’ai donc souvent simplifié certaines parties, en particulier celles des cors, trop puissants avec le logiciel, que j’ai fait sonner à l’unisson ce qui n’aurait pas été le cas dans une partition manuscrite. Il en est de même à propos des saxophones et de certains instruments qui sonnent mal avec ce logiciel.
Tout arrangement, ajout et réécriture est donc laissée à l’initiative de celui qui voudrait en faire une interprétation instrumentale.
Et puis, il faut laisser parfois les interprètes s'exprimer, quitte à modifier la structure de l'Œuvre. Par exemple, si je dirigeais Qiu Jin, je laisserais le cor anglais reprendre le thème du début et improviser pour clore la musique par une larme sur le tragique destin des femmes.
Dans certains cas, j'y pensais pour le premier mouvement de la sonatine pour alto et piano, c'est le piano qui peut improviser une petite entrée avant celle de l'alto. Comme vous voyez, les possibilités sont sans limites et j'aime que les interprètes soient très libres.

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