A deux, à trois, à quatre, à cent
La solitude m’entoure comme un linceul
J’étouffe dans ses bras puissants
Et dans la foule, toujours seul
Je marche triste et silencieux
Comme un voyageur égaré
Cherchant la compagnie dans le désert
Au sein d’oasis isolées
Un aventurier téméraire
Perdu, lui aussi, en ces lieux.
J’ai eu des amis autrefois
Certains d’entre eux étaient presque des frères
Ils sont maintenant loin de moi
Peut-être est-ce mon caractère
Qui me rendit soudain odieux.
Solitude, prison sinistre,
J’y suis désarmé devant la tristesse
Lorsque les geôliers m’administrent
De longues heures de détresse
Lâché par un monde oublieux.
Ah si seulement un ami
Venait rompre mon tragique destin
Je sortirais de mon ennui
Et regarderais au matin
Un soleil devenu radieux.
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